HAPPY BIRTHDEAD : LARRY HAGMAN

23 novembre 2013

Cette semaine, de l’émotion et des larmes car sur cette tombe, la terre est encore meuble et la douleur bien vive. Mais non, je déconne… Sortez donc votre plus beau slip, le rouge, car comme l’avait si bien dit Kennedy avant de s’en prendre une en pleine tête, « un slip rouge, c’est la classe à Dallas ».

 

 

Larry Hagman (21 septembre 1931 – 23 novembre 2012)

Larry Hagman

 

 

Et non, nous ne fêterons pas la mort du président, mais celle d’un autre mythe, Larry Hagman. Autrement dit, l’apogée du Stetson, des santiags et du bourbon. Ça sent déjà l’Amérique profonde à plein nez !? Pas faux. Derrière ce nom, que seuls les fans auront déjà reconnus, se cache John Ross Ewing II, plus connu sous le pseudo de « J.R. », ou quand le mythe dépasse l’acteur…

 

Dear French asshole

Prédestiné pour le rôle de sa vie, Larry Hagman est né à Fort Worth au Texas, une ville située dans l’aire urbaine de Dallas. Aussi facilement que l’on nous imagine avec une baguette de pain, un béret basque et un saucisson Justin Bridou coincé sous le bras, le Texas c’est l’Amérique puissance 10. J’en veux pour témoignage ce vieux courrier de mon correspondant texan (pour l’authenticité, j’ai préféré laisser les fautes, je ne peux malheureusement pas retranscrire l’accent) : « Dear  french asshole (ndlr – mon cher ami). Chez nous, c’est le fête. En ce moment c’est la élection et comme d’habitude, nous avons voté Républicain. En attendant la résultat, nous avons dégusté de le viande séchée et écouté Johnny Cash après avoir fusillé quelques démocrates réfractaires. Il faut dire que la week-end avait bien commencé. J’avais pu accompagner Papy qui préside la amicale des anciens confédérés et Papa qui s’occupe, lui, de le trésorerie du Klan. Cela nous a permis de chauffer le vieille Winchester et ce bon vieux Smith & Wesson. Demain avec la école, nous assisterons à une condamnation à mort car le maîtresse dit qu’il faut la voir pour la croire. J’espère que tu vas pas si bien que ça, bouffeur de grenouille. Je dois te laisser, j’ai un cours de poker. Jack ».

 

 

Who shot J.R?

Autant crever l’abcès tout de suite. Dallas, en plus d’être classe, c’est aussi 14 saisons et un nombre d’épisodes incalculables que même Raymond de Rain Man n’arriverait pas à calculer. Dans ce mélo sauce barbecue qui tiendra en haleine la terre entière, notre Larry dégote le gros lot, celui du machiavélique J.R. Alors que la série devient une véritable machine, un évènement va propulser l’acteur à des sommets jamais atteints, Who Shot J.R.? Dernier acte de la saison 3, cet épisode voit l’entrepreneur véreux tomber sous les balles d’un mystérieux inconnu. L’affaire prend des proportions hallucinantes, les journaux en font leur une, les groupes leur tube et les femmes leur sujet de conversation number 1. La réponse ne sera donnée que plusieurs mois plus tard dans Who done it ? qui collera tout de même 83 millions d’Américains devant le petit écran.

 

 

J.R. et avant ?

Le gros père Larry n’a pas vraiment percé à côté de Dallas. Pas en France en tout cas. Les plus nostalgiques d’entre-vous se rappelleront peut-être de son rôle dans Jinnie de mes rêves, diffusé pendant un temps sur le club Dorothée. L’histoire d’un génie libéré, femme blonde aux mensurations certaines, qui tombe amoureuse d’un type lambda. Mélange douteux entre Ma sorcière bien aimée et Code Lisa (sorti bien après, il est vrai). A noter que notre gus a refusé le rôle du scientifique Bruce Banner pour la série L’incroyable Hulk, et ça c’est la classe !

 

 

Drapeau américain punaisé sur un mur décrépi, tu n’aurais jamais voté Barack Obama, au Mac Do, tu prends le Big Tasty mais surtout tu préfères aller au KFC car les chicken nuggets, c’est ça l’Amérique. Alors peut-être qu’il serait bon pour toi de chanter The Star-Spangled Banner en mémoire de Larry Hagman, qui passa l’arme à gauche un 23 novembre 2012, à l’âge respectable de 81 ans.

 

 

Hubert Charrier