DJ MEHDI, LE DÉNOMINATEUR COMMUN

7 novembre 2014

Mehdi Favéris-Essadi aka DJ Mehdi, a marqué le rap français et exploré  la galaxie musicale comme peu l’ont fait auparavant. Avant-gardiste, rétro-passéiste, contemporain. Aucun de ces termes ne saurait englober l’intégralité de son œuvre. Hip-Hop, Electro ? La distinction s’avère encore inutile tant l’artiste qu’il était en a gommé les frontières. De la banlieue parisienne aux clubs New Yorkais, de la Mafia K’1 Fry au label EdBanger, itinéraire d’un artiste maudit, disparu « tragiquement » en 2011.

 

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Enfant de la Black music

Mehdi Favéris-Essadi voit le jour le 20 janvier 1977 à Asnières-Sur-Seine. Entouré d’un père DJ/digger gavé à la funk et au disco et d’un oncle musicien, il est biberonné aux divers courants de la Black music. Du premier, il hérite d’une gigantesque collection de vinyles. Du second, la possibilité de tâter les instruments à volonté. DJ Mehdi dira d’ailleurs plus tard que ce ne sont pas les stars qui lui ont donné envie de se lancer dans la musique mais bien sa famille proche. Dès lors, un certain déterminisme le pousse à écumer les bacs à disques. En 1998, sa première acquisition, It takes a Nation to hold us back, de Public Enemy, pose dors et déjà les fondements de sa carrière à venir. « Les premiers disques que j’ai acheté, c’est ceux de l’âge d’or du hip-hop new-yorkais : Biz Markie, EPMD, Kool G Rap » (itw NovaPlanete  2006).

Un an plus tard, DJ Mehdi fait ses premiers pas dans la création musicale. En 1989, Il forme un groupe avec ses cousins, Légitime Défense, dans lequel il tient déjà le rôle du producteur. « À cette époque, je n’avais aucune technique, je ne maitrisais ni les couplets, ni les refrains et je n’avais pas de sampler, ni de séquenceur  » (Snatch Magazine n°9). Lors d’une fête organisée dans son quartier Mehdi fait la rencontre de Dee Nasty, « Grand Master » de la Zulu Nation française. Ce dernier, l’invite, à la fin de l’année 1999, à mixer à l’occasion d’une soirée qu’il organise. Ce sera sa première expérience en tant que DJ hors de son quartier. Mehdi devient alors DJ Mehdi.

Par la suite il dira que Dee Nasty fut sa porte d’entrée dans le milieu hip hop de l’époque. Que rêver de mieux que d’être parrainé par le DJ le plus talentueux du moment, l’un des instigateurs du mouvement hip hop en France. « C’était impossible d’imaginer de produire sans sampler. Mais Dee Nasty m’avait expliqué comment faire. En faisant pause sur le lecteur K7 et en utilisant la pause cassette«  (Les Inrocks, mars 2002). Nous sommes en 1991, cette année sort le single Bouge de là, du célèbre Claude M’Barali, alias MC Solaar. Tiré de l’album Qui sème le vent récolte le tempo, c’est le premier succès commercial français de ce genre nouveau. Album où l’on retrouve d’ailleurs Daddy Kery, futur Kery James, du groupe Ideal J.

DJ Mehdi n’a alors que 14 ans.

 

 

Premiers pas dans le rap game

En 1992, année où NTM rempli le Zéntih lors de leur tournée Authentik, Mehdi, par l’intermédiaire de Dee Natsy, fait la connaissance de Kery James. Ce dernier, impressionné par son style novateur, lui propose alors de venir gonfler les rangs de Ideal J. Il rentre ainsi dans le game et prend en charge l’intégralité des productions du groupe. Peu à peu, il devient le producteur attitré de la nébuleuse de rappeurs gravitant autour d’Ideal J ; la future Mafia K’1 Fry. Mais bien malin était celui qui aurait pu prédire l’influence majeure que ce gamin de 15 ans allait avoir sur les productions du rap français des années 2000. « Quand j’ai eu mon bac, je n’ai fait que de la musique avec Manu Key, Kery et Rohff, qui était d’abord danseur pour Ideal J, puis avec le 113. Le 113 avait un compositeur attitré à l’époque, qui était très fort mais un peu dilettante, et il y avait Mouch, qui est toujours là et qui bosse avec Rim’K. Manu Key, Kery, Rohff et 113, on était toujours ensemble, on était la deuxième génération, après Les Little, Solaar, Assassin, NTM et Ministère A.M.E.R., Lionel D et Dee Nasty, que l’on écoutait sur Radio Nova… » (itw Maelstrom Aout 2010).

Avec DJ Mehdi aux manettes, Ideal J s’apprête à marquer d’une pierre blanche le rap hexagonal. Pourtant, malgré les débuts remarqués et applaudis du trio, , la première année du groupe s’avère tumultueuse : « De 1992 à 1996, on devait faire 5 à 6 concerts par an à tout casser », explique Mehdi (Snatch Magazine n°9). La faute à un producteur et un obscur litige contractuel qui empêche le groupe de se produire sur scène.

A deux doigts de lâcher l’affaire, Mehdi insiste. Finalement, son oncle intervient et devient manager du groupe. Après cette courte traversée du désert, le groupe sort son premier album en 1996, O’riginal MC’s Sur Une Mission. Les productions transpirent l’inspiration Mobbdeepienne, l’album rencontre son public et remporte la reconnaissance attendue. Dans le même temps DJ Mehdi est à la production des deux premiers opus de la Mafia K’1 Fry, Les liens sacrés et Légendaire.

 

 

Paradisiaque, le premier tournant de sa carrière

Contre tout attente, et suite à la sortie de O’riginal MC’s Sur Une Mission, DJ Mehdi est contacté par MC Solaar. Ce dernier souhaite écouter quelques-unes de ses productions et le faire participer à l’élaboration de son troisième album. « Pour la première fois, c’était pas Kery mais Mehdi qu’on appelait », dira-t-il lors d’une interview pour Technikart n°60 (2002). Au court de cette nouvelle collaboration, il fait la rencontre de Motorbass et de la Funk Mob, connu aujourd’hui en tant que Zdar et Boombass, figures emblématiques de la French Touch et membres honoraires du groupe Cassius. Le courant passe entre les artistes et DJ Mehdi part en tournée avec eux. C’est lors de cette aventure, en 1997, qu’il fait la connaissance de Pedro Winter alias Busy P, boss actuel du label EdBanger Records.

Cette année là, les connexions s’établissent et le futur de Mehdi se dessine au feutre gras. Sa rencontre avec MC Solaar marque un véritable tournant dans sa carrière et sa vision de la musique. Jusqu’alors influencé essentiellement pas la Black music, Mehdi s’ouvre à d’autres styles musicaux. Il apprend à écouter et utiliser de l’éléctro puis du rock. Mehdi devient alors un trait d’union, un dénominateur commun. Lui qui tirait de son appartenance à la Mafia K’1 Fry une indéniable crédibilité hip hop, se voit de par son habileté artistique, ouvrir les portes d’un univers musical aux frontières explosées. Mehdi tire en partie sa force d’une rare capacité d’analyse et de navigation entre des univers parfois aux antipodes les uns des autres. Il sait en décortiquer les codes et les usages, se les appropriant pour créer un produit fini, n’appartenant qu’à lui, mais dans lequel un grand nombre pouvaient se reconnaître.

Peu de temps après, il se voit confier, par le label Night And Day, la direction artistique de la compilation de rap français, Invasion, où l’on retrouve des artistes tels que Rohff, TSN, Expression Direkt. L’idée est celle d’un album CD, construit comme une mixtape, au son des samples du DJ Cut Killer. Cette expérience est très certainement l’un des facteurs essentiels qui poussera DJ Mehdi, en 1997, à fonder son propre label : Espionnage.

 

L’aventure continue

Une année s’écoule et Ideal J revient avec l’album incontournable Le combat continue.  À travers ce deuxième et dernier opus aux productions sombres et à l’omniprésence du breakbeat, DJ Mehdi frappe un grand coup. Le rap français découvre une manière déroutante d’envisager la production. Cet album porte déjà l’empreinte d’un style qui se démarque des productions de l’époque et pose les fondements de ce qui sera le son caractéristique de la nébuleuse Mafia K’1 Fry : un mélange de breakbeat, de sonorités sombres et lancinantes, et de touches électro.

Dans le même temps, Mehdi fréquente de plus en plus Zdar et Boombass, le duo du groupe Cassius. Ce bol d’air frais va lui permettre de répondre, en partie, à l’une des problématiques majeures de tout DJ : la capacité à se renouveler musicalement. Mehdi souhaite s’évader de la culture rap français, selon lui grossièrement calqué sur la vague Boom Bap New Yorkaise. Il dira à ce sujet, dans Maelstrom Magazine : « Si tu prends The Sun Rises In The East et The Wrath Of The Math [Jeru The Damaja], Enta Da stage et Dah Shining [Black Moon / Smif-N-Wessun], le premier Wu-Tang, et tu ajoutes The Infamous [Mobb Deep] et Illmatic’ [Nas], tu décodes carrément tout le rap français de fin 93 à 97 « . La sentence ainsi assénée, ses nouvelles fréquentations lui donnent l’occasion de s’orienter vers des sonorités et méthodes de production plus originales.

 

 

Un roi dans l’hexagone

L’ultime consécration viendra l’année suivante. En 1999, sort le deuxième album du 113, Les Princes de la ville, couronné de deux victoires de la musique. Au sommet de son art, Mehdi livre un chef d’œuvre. On peut penser ce que l’on veut du 113, de leur flow, de leurs rimes, mais on ne peut remettre en question la qualité indéniable des productions, véritable colonne vertébrale de l’album. Cette réussite tient au fait que c’est certainement son disque le plus abouti mais aussi car l’on entrevoit ce que sera le futur de l’artiste. Les Princes de la ville est un album dans lequel DJ Mehdi nous donne à écouter  quinze années d’ingestion, de mastication puis de digestion musicale pour accoucher d’un album unique. On s’extirpe de la très linéaire ligne piano/violon/batterie. Là où la grande majorité des productions de l’époque ne laissaient que très peu de place à l’inconnu, DJ Mehdi y distille de l’incertitude. Le beat tombe là on où on ne l’attend pas, les mélodies étonnent par leur diversité et l’ensemble offre un renouveau à un rap français sclérosé par les succès commerciaux.  Avec ce disque, Mehdi aura réussi un coup de force : faire cohabiter le penchant ultra ghetto du 113 et produire un album qui rencontra l’immense succès populaire qu’on lui connaît. Le tout sur des productions avant-gardiste, sortant des schémas usés jusqu’à la corde. Le 20 février 1999, le 113 débarquait en Peugeot 504 break sur le plateau des 14ème Victoires de la Musique … et ne connaîtra plus jamais pareil succès.

 

 

DJ Mehdi met un grand coup de pied dans une porte qu’il avait déjà largement entrouverte. Le processus est enclenché. Désormais le mélange des genres est autorisé et même plus que conseillé. En 1999, après divers maxis, Mehdi sort son premier album « Espion » sur son label Espionnage. Il est, selon lui, « une carte de visite, un sampler de ce qui avait été fait depuis deux ans sur le label et c’était l’occasion de rassembler les gens avec qui j’avais travaillé depuis le début » (itw Maelstrom magazine, 2009). Cet opus sera accueilli de façon très positive par la critique.

En 2000, la conversion de Kery James à l’islam, fini de clôturer le chapitre du groupe Ideal J. N’appartenant plus à aucune des formations qu’il avait rejoint au début de sa carrière, DJ Mehdi continue d’âtre affilié a la Mafia K’1 Fry. Ainsi, Mehdi participera aux différents albums solos des membres du collectif. En 2001, sort Contenu sous pression, seul album de Karlito. Avec des titres comme La rue cause ou encore Personne dans le monde, DJ Mehdi signe un album très largement sous-évalué. Certainement l’un des meilleurs de la Mafia K’1 Fry.

En 2002, Mehdi sort son deuxième opus sur le label Espion, The Story Of Espion. Bardé de grandes ambitions artistiques, il souhaitait produire « un document sonore », qui traiterait de la manière dont certains artistes nous parlent plus directement que d’autres. Mehdi se rend compte alors des difficultés auxquelles il sera confronté et se rabat sur un projet tout aussi personnel mais dont les ambitions sont revues à la baisse. Il sort un album presque introspectif et totalement novateur, un produit qui participe à son émancipation en tant qu’artiste à part entière. Il dira y avoir créé ses morceaux préférés, persuadé que sans The story of espion, aucun des ses albums suivant n’auraient existé. Malgré cela, le disque est un échec commercial et ne s’écoulera qu’a quelques milliers d’exemplaires. Après le succès de Prince de la ville, le constat est amer : « Je sais très bien qu’il n’est pas facile, et que j’aurais probablement bénéficié d’un meilleur accueil des médias rap si j’avais invité tous mes potes rappeurs comme d’autres producteurs, en particulier français, l’ont déjà fait. Mais ça ne m’intéressait vraiment pas » (itw Magicrpm 2002). À ce propos, Manu Key, figure emblématique du 113 dira, de The story of espion que c’est un album de « producteur ». Termes évoquant le caractère difficilement accessible de cet opus voir réservé à un public d’initiés.

 

 

La rupture est consommée

La même année et sur les conseils de son manager Pedro Winter, il rejoint les écuries de Virgin. Parallèlement, débute l’histoire du label EdBanger. Mehdi apparaîtra sur la deuxième sortie du label, We Are Ur Friends, de Justice.

Au même moment, la relation entre Mehdi et la Mafia K’1 Fry change de nature. Mehdi ne ressent plus la passion qui l’animait à ses débuts. Il tourne en rond, ne trouve plus sa place au sein du collectif et rêve d’horizons musicaux différents. Il ne participera pas au premier album du collectif  La cerise sur le ghetto. En 2003, sans parler de rupture brutale, Mehdi prend ses distances et s’en va défricher d’autres contrées.

Après de très nombreuses collaborations, B.O, productions diverses, et rapprochements avec la bande de Kourtrajmé pour le projet Des friandises pour ta bouche, Mehdi produira son dernier morceau estampillé hip hop en 2006, pour Booba, sur l’album Ouest Side.

Il aura fallu sept ans à Mehdi pour imposer sa griffe et marquer à tout jamais le rap français. Mais loin d’être monocellulaire, DJ Mehdi est un exemple complexe des vicissitudes musicales des années 2000. Il entame alors, un nouveau virage, donnant à sa carrière une suite toute aussi exaltante et couronnée de succès.

 

 

L’épopée EdBanger

Cette année 2006 marquera le début de la grande aventure de DJ Mehdi avec le label HeadBanger. Dans la foulée,  il sort l’album Lucky Boy. Mehdi considère cet album comme le trait d’union entre les différents styles musicaux qu’il a jusqu’alors exploré. Lors de diverses interviews, il explique devoir faire un travail de pédagogie. Il se trouve en effet dans une position dite « du cul entre deux chaises », et déclarera :   »En France, j’ai toujours pensé que je devais expliquer ma musique, aux gens, à la presse, même à mes proches parfois. Certains, qui sont uniquement dans le rap, se posent des questions sur le fait que je m’oriente vers l’electro. Alors, je leur rappelle mes racines, mon parcours et ma musique. D’autres qui sont uniquement dans la techno se posent la question inverse. A eux aussi je leur explique aussi ma musique, et je réponds à des interviews pour leur faire connaître les clés de mon travail » (itw Mowno 2009).

Lucky Boy est construit à la manière des productions breakdance des années 70, comme pouvaient le faire Kraftwerk ou encore Crash Crew, lorsque la scission entre rap et électro n’existait pas encore. A cette époque les hits faisait danser les b-boyz.

Ce qui a évolué depuis son entrée chez EdBanger,  c’est une volonté affichée de faire se remuer les foules. Durant cette période, Mehdi fait partie intégrante du label et participera à asseoir la renommée qu’on lui connaît aujourd’hui. Il enchaîne les projets et les concerts, rejoignant entre temps le « Sex, drug, and rock’roll tour » de Justice. Relativement discret, il y apparaît essentiellement lors des premières parties. À une question d’un journaliste au sujet de ce nom de tournée évocateur, il se contentera de répondre « C’est la vérité ».

Un projet en amenant un autre, il forme, avec Pedro Winter, Justice et Cassius, le collectif Club 75. Régulièrement présents dans des clubs ou festivals comme le Social Club ou Coachella, ils égrainent alors une nouvelle manière de concevoir la musique de club, novatrice, puissante et colorée. En 2009, la musique de Mehdi est en pleine émulation, et, avant d’entamer de nouveaux projets, il publie sur Internet une nouvelle mixtape, Black, Black & Black, prélude à son album de remixes qui sort fin 2009, Red Black & Blue.

 

 

Le virage House

2010 est l’année qui voit DJ Mehdi se jeter corps et âme dans l’univers électro en fondant avec l’anglais Riton, le duo Carte Blanche. Ensemble, ils sortent un EP en hommage aux pionniers de la house sur le label EdBanger Records : Black Billionaires. Cette sortie est le premier opus totalement extérieure à la sphère Hip Hop produit par Mehdi. Se définissant lui-même comme « un producteur de rap avant tout », il n’avait jusqu’alors jamais franchi cette barrière invisible. Le voilà donc de l’autre côté, délaissant les arcanes du rap pour s’aventurer dans les voies sinueuses de la musique house. Un projet en contre-pied, l’évolution ultime, bref, un pied de nez supplémentaire aux puristes-extrémistes.

« Le projet a été conçu et imaginé comme étant un hommage moderne à la musique de Chicago des années 90 et je ne suis pas à proprement dit un spécialiste de ce genre de musique et encore moins un compositeur de house » (itw Triangle Magazine 2011).

Et puis, vint ce jour du 13 septembre 2011. La rumeur courait, enflait, jusqu’à être confirmée. Le terrible coup du sort, la nouvelle ahurissante. Aussi absurde et irréelle que cela puisse paraitre, à l’âge quasi christique de 34 ans, le prince des platines était mort. Il disait qu’il écrirait à 50 ans un bouquin sur son épopée Mafia K’1 Fry / EdBanger. La première de naissance, la seconde d’adoption, DJ Mehdi aura su passer de l’un à l’autre, sans jamais tourner le dos à ses deux familles. Très loin d’enfermer le rap dans ses clichés les plus récurrents, il est parvenu à le transcender, restant fidèle à des valeurs que de nombreuses musiques actuelles auraient à lui envier. Dans un de ses titres phares et au clip très soigné Mehdi nous disait « I’am somebody« , c’était vrai et ça l’est aujourd’hui plus que jamais.

 

 

Lors d’une interview pour Triangle, donnée en 2011, il résume parfaitement,  ce pour quoi il a œuvré :

« Le hip hop et le rap sont des mouvements vivants, que ce soit les rappeurs, les graffeurs, danseurs… ils inventent le mouvement en permanence. Il n’y a pas de gardiens du temple, ce n’est pas une boîte de nuit avec un videur à l’entrée qui dit « toi t’es hip hop et pas toi ».

 

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Jérémie Vican